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Jacques Cauda, écrire et peindre

Comment définir Jacques Cauda ? La mission n’est pas simple !

Après des études de philosophie, Jacques Cauda fait une école de cinéma et devient documentariste. Vers 45 ans, il se tourne vers la peinture. 

En parallèle de ses activités successives, Jacques Cauda n’a jamais cessé d’écrire des essais. Il est également directeur de la publication « La bleu-Turquin » initialement chez Z4 éditions et désormais reprise par les Editions Douro. Oui, Jacques Cauda est tout cela à la fois.

Celui qui est venu à la création visuelle en autodidacte complet a commencé par la peinture érotique. Il est désormais un peintre qui aborde une multitude de sujets et qui toujours navigue entre livres et peinture.

Dante, Nietzsche et Luca Giordano

Jacques Cauda a beaucoup travaillé sur Dante dont il a en 2020 illustré « l’Enfer » de « La Divine Comédie » avec des planches qui forment un superbe objet artistique à mi-chemin entre un livre et des tableaux. Jacques Cauda y utilise comme à son habitude un mélange de collage et de pastel aquarellé « je commence par le dessin puis je colle ». On y retrouve différentes influences artistique : la peinture religieuse, l’œuvre de Basquiat, la BD avec par exemple  l’utilisation des bulles, mais également des influences expressionnistes.

Cette œuvre est composée de 36 planches qui ont été réalisées en 36 jours. En effet, Jacques Cauda a fait sienne l’affirmation de Nietzsche selon lequel « Les lambins de la connaissance se figurent que la lenteur fait partie de la connaissance ».

dessin qui illustre un chant de l'enfer de Dante qui représente les étapes de l'évosion sur terre et le contrôle de la l'église

Un artiste pressé de vivre

photo de Jacques Cauda debout devant une de ses bibliothèques :

Jacques Cauda est en effet un homme pressé. Pressé de créer, pressé de peindre, pressé d’écrire, bref pressé de vivre ! Il se réclame du peintre napolitain baroque Luca Giordano (1634 – 1705) qui était surnommé « Luca fà presto » tant il était rapide et infatigable dans l’exercice de son art.

Une course pour la vie

Cette vitesse dont il ne peut se passer ne serait-elle pas une course pour la vie ? Il est vrai que dans l’œuvre de Jacques Cauda, mort et vie s’entremêlent en permanence. D’une tâche d’encre, il crée des insectes noirs et effrayants mais également des fleurs ou des poissons aux couleurs merveilleuses.

Il se trouve inspiré par une œuvre de la photographe Vanda Spengler qui représente un lapin dépecé la tête en bas et en fait un superbe lapin aquarellé bien vivant.

Ses nombreux portraits sont souvent déformés et effrayants mais lorsqu’il s’intéresse au cinéma ou au jazz, il peint avec douceur.      

Jacques Cauda et son actualité artistique

L’actualité de Jacques Cauda en 2021 est intense. Tout au long de l’année, l’artiste a illustré plusieurs livres et magazines.

En juillet 2021, avec l’écrivaine Angèle Casanova, il sort le livre “Maman, maman, j’ai rêvé de l’ours” aux éditions Du Carnet D’or. Avec ce livre poignant, l’écrivaine et l’illustrateur évoquent un deuil. “On dira que tu n’es pas morte. On dira que la mort, elle-même, n’existe plus”.

En septembre 2021, Jacques Cauda sort son dernier essai “Caméra Gréco” aux éditons Marest. Il s’agit d’un texte sur le rapport cinéma – peinture, thème qui l’a beaucoup inspiré en peinture.  

Par ailleurs, 2021 nous permet de découvrir les œuvres de Jacques Cauda exposées dans de nombreux lieux dont à la BHN (Biennale Hors Normes) de Lyon.  

Pour en savoir plus, Jacques Cauda communique régulièrement son actualité sur Facebook.

reproduction de la couverture du livre illustré Maman j'ai rêvé de l'ours